Le Festival des droits humains

Cette année, nous célébrons non seulement le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme mais nous célébrons aussi les personnes qui la défendent. À une époque où les femmes sont plus que jamais au premier rang de la lutte contre les injustices, le troisième Festival des droits humains d’Amnesty International Luxembourg rendra hommage au courage des femmes défenseures des droits humains.

En effet, il est essentiel de défendre de toute urgence notre vision d’un monde fondé sur les valeurs de liberté et de respect des droits humains universels. Nous n’acceptons pas qu’un discours de haine, un climat de peur et les discriminations envers les personnes vulnérables deviennent la nouvelle norme. C’est pourquoi, plus que jamais, nous avons besoin de personnes qui ont le courage de défendre ces droits fondamentaux.

Autour du 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme, nous invitons les citoyen·ne·s du Grand-Duché à participer aux événements du festival et à agir en faveur de neuf femmes qui ont fait preuve d’un courage exceptionnel : elles ont été harcelées, injustement emprisonnées ou même tuées en raison de leur engagement contre l’injustice.

Nous demandons aux citoyen·ne·s du Luxembourg de devenir eux et elles aussi défenseur·e·s des droits humains à leur niveau, en écrivant des lettres, tweets et messages de solidarité ou en signant des pétitions.

Voici un aperçu de nos événements à ne pas rater :

  • 29 novembre à 11h : vernissage de l’exposition « Visages du courage » sur les femmes défenseures des droits humains (Place de la Résistance à Esch-sur-Alzette)
  • 4 décembre à 18h : remise du Medienpräis suivie d’une conférence-débat sur « La liberté d’expression attaquée en Europe » (Rotondes)
  • 7 décembre à 20h30 : projection du film « A Cambodian Spring » suivie par un débat avec l’anthropologue Catherine Scheer (Changement de lieu : dans nos locaux : 23, rue des États-Unis, 1477 Luxembourg)
  • 10 décembre à 18h : Marche aux flambeaux suivie d’une soirée d’écriture de lettres

Vous trouverez le programme du festival ici.

Écrire pour les droits : Le marathon des lettres

Chaque année autour du 10 décembre, Journée internationale des droits de l'homme, Amnesty International organise une mobilisation mondiale pour sortir de l'oubli des hommes et des femmes dont les droits sont bafoués. Dans plus d’une centaine de pays, des milliers de personnes s’engagent et envoient des millions de lettres et de signatures destinées aux autorités qui ne respectent pas les droits les plus fondamentaux de leurs citoyens.

Cette année, nous avons choisi neuf défenseures des droits humains emblématiques, des femmes du monde entier, et vous appelons à écrire des lettres aux autorités pour les soutenir.

La position importante des femmes dans leurs communautés contraste avec les énormes défis qu’elles ont surmontés. Beaucoup d’entre elles vivent dans des sociétés où les femmes sont censées se taire et encaisser. Mais les femmes pour lesquelles nous mobilisons dans le cadre d’Écrire pour les droits ont choisi une autre voie. Ces neuf défenseures des droits humains bravent les attentes en défiant les mauvaises lois, les pratiques corrompues, les activités de police violentes et bien plus encore. Elles sont les leaders dont nous avons besoin dans ce monde qui progresse vers toujours plus d'extrémisme.

Une de ces femmes courageuses est Vitalina Koval qui a subi des brûlures chimiques aux yeux pour sa défense des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuées et queer (LGBTIQ) en Ukraine. Regardez la vidéo ci-dessous pour en savoir plus :

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Qui soutenons-nous ?

Cette année, nous nous mobilisons pour neuf femmes courageuses qui défendent les droits humains.

Marielle Franco

Brésil

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Marielle Franco

Brésil

Marielle Franco s’est courageusement battue pour plus de justice et de sécurité à Rio de Janeiro. Conseillère municipale populaire, elle a grandi dans les favelas et a toujours défendu les droits des femmes, des personnes LGBTI et des jeunes noirs. Comme l’a dit sa compagne Monica, « Marielle incarnait les droits qu’elle défendait ». Elle a également dénoncé les exécutions illégales commises par la police. Mais, le 14 mars 2018, Marielle a été assassinée, abattue dans sa voiture avec son chauffeur, Anderson Pedro Gomes. Les éléments recueillis semblent indiquer que cet homicide a été commis par des professionnels expérimentés, et, selon des experts, les balles avaient appartenu à la police fédérale brésilienne. Le Brésil, où au moins 70 défenseurs des droits humains comme Marielle ont été tués en 2017, est l’un des pays les plus dangereux pour ces militants. Trop souvent, ces homicides ne font l’objet d’aucune enquête et les responsables restent en liberté. Celles et ceux qui se battent pour les droits humains vivent constamment dans la peur. Ensemble, nous pouvons montrer aux autorités brésiliennes que nous ne renoncerons pas tant que justice ne sera pas faite. Le Brésil doit protéger les défenseurs des droits humains contre de nouvelles agressions et identifier les responsables de la mort de Marielle. Comme le dit sa sœur Anielle : « Tant que nous en aurons la force, nous exigerons la justice. » Exigez dès aujourd’hui que justice soit faite pour Marielle.

Nos appels :

  • Nous demandons au Président du Brésil de traduire instamment les responsables présumés de la mort de Marielle Franco en justice, notamment ceux qui ont ordonné son assassinat, et de protéger les défenseur·e·s des droits humains du Brésil.

Exigeons la justice !

Pavitri Manjhi

Inde

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Pavitri Manjhi

Inde

Pavitri Manjhi est déterminée. Elle fait partie d’une communauté indigène adivasi qui risque d’être chassée de ses terres pour laisser la place à deux centrales électriques. Les membres de sa communauté pourraient perdre leurs fermes et leurs moyens de subsistance. Mais Pavitri est en première ligne pour résister. Les villageois affirment avoir été forcés à vendre leurs terres par des personnes agissant pour le compte de deux entreprises privées. Beaucoup n’ont pas été correctement indemnisés. En tant que cheffe du conseil de son village, Pavitri Manjhi a rassemblé les habitants afin de déposer près de 100 plaintes officielles. C’est ce qui lui vaut d’être victime de manœuvres d’intimidation. Des « hommes forts » locaux ont maintes fois exercé des pressions sur elle pour qu’elle retire toutes les plaintes. Ils se sont rendus chez elle et lui ont dit : « Tous ceux qui vous ont aidée à porter plainte sont des étrangers, ils ne pourront pas vous sauver et nous les réduirons au silence. » Ces hommes sont revenus les jours suivants pour la menacer à nouveau. Pavitri a signalé ce harcèlement à la police, qui n’a pas fait grand-chose. Depuis des dizaines d’années, les adivasis sont chassés de leurs terres et voient leurs droits piétinés en faveur de projets d’aménagement d’entreprises. Mais Pavitri Manjhi ne partira pas de chez elle. Elle est déterminée à aider sa communauté à résister aux grandes entreprises et à protéger ses terres ancestrales. Dites à l’Inde de protéger Pavitri Manjhi dès aujourd’hui contre le harcèlement dont elle est victime.

Nos appels :

  • Nous demandons au Directeur général de la police d’accorder à Pavitri Manjhi les mesures de sécurité nécessaires pour la protéger de nouvelles menaces et manoeuvres de harcèlement et d’intimidation.

Exigeons la justice !

Atena Daemi

Iran

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Atena Daemi

Iran

Comme tant d’autres, Atena Daemi rêve que la peine de mort soit abolie en Iran. Elle a écrit des publications sur Facebook et Twitter qui critiquaient le bilan du pays en matière d’exécutions. Elle a distribué des tracts. Et elle a participé à une manifestation pacifique contre l’exécution d’une jeune femme. Malheureusement, ces actions toutes simples demandent un grand courage en Iran. Contre toute logique, ces activités ont été citées à titre de « preuves » de ses activités criminelles et elle purge maintenant une peine de sept ans d’emprisonnement. Elle n’a eu droit qu’à un simulacre de procès : en seulement 15 minutes, elle a été reconnue coupable sur la base d’accusations forgées de toutes pièces, notamment de « rassemblement et collusion en vue de commettre des infractions compromettant la sécurité nationale ». Le traitement cruel qui lui a été réservé n’est qu’un exemple de l’intense répression exercée en Iran contre les personnes qui font entendre leur voix pour plus de justice dans le pays. Des dizaines de personnes ont été emprisonnées, et de nombreuses autres font l’objet de mesures de surveillance, d’interrogatoires et de poursuites interminables visant à les réduire au silence. Atena a déjà tellement souffert. Elle a été frappée, aspergée de gaz poivre et placée à l’isolement. Pourtant, elle continue à se battre pour les droits humains. Plus tôt cette année, elle a entamé une grève de la faim pour protester contre son transfert vers une prison tristement célèbre. Sa santé s’est dégradée de façon alarmante pendant sa détention. Elle doit être libérée immédiatement. Dites à l’Iran : Atena Daemi doit être libérée

Nos appels :

  • Nous demandons aux autorités iraniennes de libérer Atena Daemi immédiatement et sans condition.

Exigeons la justice !

Goulzar Douichenova

Kirghizistan

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Goulzar Douichenova

Kirghizistan

Goulzar Douichenova est une battante. En 2002, elle a perdu l’usage de ses jambes après un accident de voiture impliquant un conducteur en état d’ivresse. Après la mort soudaine de son mari l’année suivante, elle a dû s’occuper seule de ses deux jeunes enfants. Mais elle ne s’est jamais laissé abattre. Des années plus tard, elle a rencontré d’autres personnes souffrant de handicaps, qui se rassemblaient à Bichkek, la capitale kirghize. Elle s’est rendu compte qu’elles étaient confrontées à des problèmes similaires, tels que les difficultés pour trouver un emploi car les lieux de travail ne sont pas adaptés aux fauteuils roulants, ou le fait d’être tributaires d’autres personnes pour monter dans le bus, une expérience gênante et intrusive. Elle a consacré sa vie à lutter pour que les personnes handicapées puissent vivre dans la dignité et se déplacer librement. Elle a rencontré des personnalités, organisé des formations pour les conducteurs de bus et poussé les gens à l’action sur les réseaux sociaux. Mais elle rencontre encore des obstacles sur son chemin. Elle a besoin d’aide pour descendre les escaliers jusqu’à sa porte d’entrée. Dans sa rue pleine de bosses et de nids-de-poule, elle ne peut pas faire avancer son fauteuil roulant. Elle est quotidiennement victime de discriminations dans une société où les femmes ne sont pas censées donner leur avis et où les personnes handicapées sont considérées comme des « invalides » atteints d’une maladie incurable. Pourtant, Goulzar refuse d’être réduite au silence. Apportons-lui notre soutien dès aujourd’hui. Dites au Kirghizistan de soutenir le combat de Goulzar Douichenova pour que les choses changent.

Nos appels :

  • Nous demandons que le Parlement ratifie la Convention relative aux droits des personnes handicapées pour contribuer à la lutte contre les discriminations et améliorer l’accès à la santé et à l’emploi, ainsi qu’aux bâtiments et aux transports publics.

Exigeons la justice !

Nawal Benaissa

Maroc

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Nawal Benaissa

Maroc

Nawal Benaissa est prête à se battre pour ses convictions. C’est pourquoi elle réclame une plus grande justice sociale et de meilleurs services de santé dans sa région, le Rif, où une bonne partie de la population se sent oubliée par le gouvernement. Cette femme, l’une des principales figures du mouvement populaire Hirak, participe à des manifestations pacifiques et milite en faveur du changement sur les réseaux sociaux. Mais Nawal est constamment harcelée par les autorités marocaines, qui essayent de la réduire au silence. Elles l’ont arrêtée et placée en détention à quatre reprises en seulement quatre mois, et ont exigé qu’elle ferme sa très populaire page Facebook, qui comptait 80 000 abonné-e-s. En février 2018, la militante a été condamnée à 10 mois de prison avec sursis et une amende pour « incitation à commettre une infraction ». Elle a fait appel, mais les manœuvres d’intimidation se poursuivent. Elle a dû déménager dans une autre ville pour éviter d’être surveillée en permanence. Le traitement réservé à Nawal Benaissa s’inscrit dans le cadre d’une répression de grande ampleur visant le mouvement Hirak et ses dirigeants. Les forces de sécurité marocaines ont arrêté des centaines de manifestants et manifestantes pacifiques, ainsi que des personnes qui avaient simplement exprimé leur soutien sur Facebook. Pour Nawal, la solution est simple. Elle souhaite être totalement libre de se battre pour un avenir meilleur pour les habitants de sa région et ses enfants. Dites au Maroc de cesser de harceler Nawal dès aujourd’hui.

Nos appels :

  • Nous demandons au gouvernement marocain de mettre un terme au harcèlement subi par Nawal Benaissa, car cette femme est une manifestante et une défenseure des droits humains pacifique qui veut simplement une vie meilleure pour les gens de sa région.

Exigeons la justice !

Nonhle Mbuthuma

Afrique du Sud

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Nonhle Mbuthuma

Afrique du Sud

Nonhle Mbuthuma ne cédera pas. Cette femme mène la lutte au nom de sa communauté contre une compagnie minière qui cherche à exploiter du titane sur leurs terres ancestrales. « Si vous prenez mes terres, vous prenez mon identité », affirme-t-elle. Elle est harcelée alors qu’elle cherche simplement à défendre les droits de la population locale. Nonhle fait partie de la communauté traditionnelle d’Amadiba, qui jouit de droits fonciers collectifs dans la province du Cap-Est, en Afrique du Sud. Environ 5 000 personnes pourraient être expulsées de force si la compagnie est autorisée à exploiter le terrain. Elles pourraient perdre leurs habitations, leurs moyens de subsistance et leur mode de vie en général. Nonhle et sa communauté ont créé le Comité de crise d’Amadiba (ACC) pour unir dans un combat commun les habitants de cinq villages. Depuis, cette femme fait sans cesse l’objet de manœuvres d’intimidation et de menaces. Elle a même survécu à une tentative d’assassinat. Un autre dirigeant communautaire a été tué par balle en 2016, et Nonhle était la suivante sur la « liste des cibles à abattre ». Elle pense que les menaces qu’elle reçoit visent à la réduire au silence et à la pousser à quitter ses terres. Cependant, Nonhle est déterminée à résister. Elle déclare : « Ces terres appartenaient à ma grand-mère, qui en avait hérité de ses grands-parents. Que vais-je laisser à mes enfants ? L’exploitation minière n’est pas une option. » Dites à l’Afrique du Sud de protéger Nonhle immédiatement.

Nos appels :

  • Nous demandons au Président sud-africain de protéger instamment Nonhle Mbuthuma et d’enquêter sur les actes de harcèlement et d’intimidation dont elle fait l’objet.

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Vitalina Koval

Ukraine

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Vitalina Koval

Ukraine

Vitalina Koval a toujours voulu avoir un impact positif. Elle utilise son incroyable énergie pour soutenir les LGBTI dans sa ville, Oujgorod. Cette femme et d’autres militants et militantes ont néanmoins été agressés violemment par des groupes d’extrême-droite, uniquement pour s’être élevés contre la haine. Le 8 mars 2018, Vitalina a organisé une manifestation pacifique en faveur des droits des femmes et des LGBTI à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. La police lui avait assuré qu’elle et les autres manifestants et manifestantes seraient en sécurité. Le jour même, un groupe les a insultés et les a aspergés de peinture rouge, ce qui a provoqué chez Vitalina des brûlures chimiques au niveau des yeux. Ses agresseurs ont été placés en détention avant d’être relâchés seulement quelques heures plus tard. Par la suite, Vitalina et d’autres personnes ont reçu de nouvelles menaces, et deux militants ont signalé avoir été roués de coups. Ces agressions s’inscrivent dans le cadre d’une augmentation globale des actes de violence et d’intimidation commis par des groupes d’extrême-droite en Ukraine, qui affirment que les valeurs d’ouverture promues par des gens comme Vitalina ne sont « pas saines ». Cependant, Vitalina et ses collègues défenseur-e-s des droits humains ne céderont pas à la peur et la haine. Soutenons-les. Dites à l’Ukraine de protéger Vitalina et les autres défenseur-e-s des droits des femmes et des LGBTI.

Nos appels :

  • Nous demandons au Ministre ukrainien de l'Intérieur de reconnaître publiquement le rôle essentiel de Vitalina et des autres militants et militantes qui se battent pour les droits des femmes et des LGBTI, et de les protéger de toute agression.

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Geraldine Chacón

Venezuela

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Geraldine Chacón

Venezuela

Geraldine Chacón a toujours voulu défendre les autres. À neuf ans, elle rêvait de devenir avocate. À 14 ans, elle s’est présentée pour une élection au conseil local des jeunes. Une fois à l’université, elle a lancé un réseau de militants d’Amnesty International qui réclamaient des changements. Comme le dit sa mère : « Dès qu’elle voyait une injustice, elle la combattait. » Cette passion lui a donné envie de travailler pour une organisation qui donne plus de moyens d’action aux jeunes de certains des quartiers les plus pauvres de Caracas, sa ville natale. Mais en février 2018, cette jeune membre active de la société, passionnée et enthousiaste, a été arrêtée chez elle par des agents armés. Les autorités l’ont associée à tort à des groupes de « résistance » qui avaient selon elles organisé de violentes manifestations contre le gouvernement. En fait, la persécution dont elle est victime s’inscrit dans le cadre d’une répression plus large du gouvernement contre les personnes qui critiquent les autorités et défendent les droits humains dans le contexte de la crise qui se déroule actuellement au Venezuela. Après quatre mois de prison dans des conditions épouvantables, Geraldine Chacón a bénéficié d’une libération conditionnelle en juin 2018. Mais elle ne peut pas quitter le pays et l’affaire est toujours en cours, donc elle pourrait à nouveau être arrêtée à tout moment, sans aucune raison. Comme de nombreux autres militants pacifiques, elle est quotidiennement victime de manœuvres d’intimidation, uniquement parce qu’elle essaie d’améliorer la vie dans le pays. Dites au Venezuela d’arrêter immédiatement de harceler Geraldine Chacón.

Nos appels :

  • Nous demandons au procureur général du Venezuela de classer sans suite la procédure engagée contre Geraldine Chacón et de lui accorder la liberté sans condition, pour qu’elle puisse continuer à se battre pour les jeunes du Venezuela.

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Awad

États-Unis

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Awad

États-Unis

Awad a fondé le Projet des femmes soudanaises sur les droits humains qui vise à défendre et à promouvoir les droits humains au Soudan. Awad a été détenue au Soudan en raison de ses activités et elle s’est enfuie en Égypte en février 2012, où elle a continué son travail de protection des droits des femmes soudanaises. Elle s’est inscrite en tant que réfugiée auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés au Caire en 2013. Sa demande de relocalisation aux États-Unis a été faite la même année. Toutefois, l’étude de son dossier est toujours en cours. Récemment, les autorités égyptiennes ont menacé de la déporter au Soudan en raison de ses activités. Au Soudan, sa vie pourrait être menacée et elle pourrait être victime de persécution, ce qui constitue une violation sérieuse de ses droits humains.

Nos appels :

  • Nous demandons au Chargé d’Affaires à veiller à ce qu’Awad soit réinstallée dans un lieu sûr aux États-Unis dès que possible. Elle est une réfugiée et une défenseuse des droits humains qui doit être protégée des menaces.

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S'il n'y a pas encore d’événement d'Amnesty International dans votre commune, vous pouvez créer votre propre événement.

C'est facile :

  1. Inscrivez-vous dès maintenant ! Que vous écriviez chez vous, dans votre café préféré, avec vos collègues de travail, tenez-nous au courant ! Nous vous fournirons tout le soutien nécessaire.
  2. Téléchargez notre guide, le matériel et l'information sur les personnes pour lesquelles nous nous mobilisons !
  3. Attirez des nouveaux participants ! N’hésitez pas à diffuser votre événement sur les médias sociaux avec le hashtag du Festival des droits humains, #FDH2018, ou #W4R18 (Write for Rights).
  4. Écrivez, puis envoyez vos lettres aux autorités et vos cartes de soutien aux victimes de violations des droits humains !
  5. N'oubliez pas de nous communiquer les résultats de votre action, ainsi chaque lettre ou signature sera ajoutée au total mondial.
  6. Célébrez votre succès ! Vos mots produisent des changements.

Plus il y a de participant·e·s, plus grandes seront les chances d'améliorer la vie d'une personne en danger !


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allumeZ Les bougies d’Amnesty

« Nous avons allumé une bougie qui ne s’éteindra jamais » a déclaré le fondateur d’Amnesty International, Peter Benenson, lorsqu’il alluma la première « Bougie de la liberté », le 10 décembre 1961, à Londres. Depuis, chaque année, les bougies Amnesty International illuminent nos fenêtres et viennent nous rappeler combien les droits humains sont fragilisés et combien il est nécessaire de s’unir et d’agir afin de lutter pour leur défense.

Chaque bougie vendue donne à Amnesty International un moyen supplémentaire pour faire pression sur les différents gouvernements afin de faire respecter les droits de tous. Les ventes de bougies vont nous permettre également de sensibiliser le Luxembourg à la défense des droits humains et de conserver notre indépendance financière, puisque elles financent non seulement les actions de la section luxembourgeoise (sensibilisation, éducation aux droits humains, …) mais aussi celles du mouvement mondial (enquêtes, actions pour libérer des prisonniers, …).

Les ventes de bougies sont essentielles pour nous mais elles sont aussi un éternel symbole d’espoir pour toutes celles et ceux qui ont besoin de notre solidarité et de notre engagement.

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VOS MOTS ONT CHANGÉ DES VIES

LIBÉRÉ AU TCHAD

Mahadine, cybermilitant au Tchad, était passible d’une peine de prison à vie pour avoir publié un message sur Facebook qui critiquait le gouvernement. Des sympathisants et sympathisantes ont mené plus de 690.000 actions en sa faveur, et il a été remis en liberté en avril 2018.

« Je veux exprimer ma gratitude à l’égard de chacun d’entre vous. Je vous suis reconnaissant, je vous aime, je vous respecte. »

Comment ça marche

1. Les informations sont collectées par les chercheurs d'Amnesty International
2. L' information est traduite et publiée en plusieurs langues
3. L'information est envoyée à toutes les sections d'Amnesty International dans le monde
4. Les activistes organisent plusieurs événements et actions pour les personnes en danger
5. Des personnes partout dans le monde écrivent des lettres, signent les pétitions, envoient des tweets...
6. Des milliers de lettres, fax et emails rédigés par ces personnes affluent dans les bureaux des autorités ciblées
7. Et le changement et l'espoir arrivent. Les conditions des personnes en prison s'améliorent et les possibilités d'être relâché augmentent
8. Amnesty International reçoit des nouvelles qui montrent que les actions des activistes font avancer les droits humains

Avec le soutien de